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Le chœur de l’armée rouge.

21/04/2018 - 13:03

15h : le commando de supporters se prépare à redécouvrir toutes les nuances de l'arc-en-ciel : le rouge des maillots, le vert de l'espoir après le superbe match aller, mais aussi la peur bleue devant une équipe proposant une attaque entre gris clair et gris foncé. Et enfin le rêve doré de la demi-finale.
Prémonitoire aussi le voyage : le sur-place d’interminables et rageants bouchons parisiens succédait à la fluidité de l'autoroute comto-bourguignonne, avant que, les unes après les autres, les places de stationnement à Issy se dégagent magicalement pour laisser la place à nos quatre minibus.
Accueil impeccable de Florène à Palais des Sports, qui nous faisait tout de même remarquer, avec un sourire déçu, que nos percussions étaient mieux accueillies à Issy qu’à Besançon, la sécurité leur en ayant refusé l’entrée et leur demandant de les remettre dans le coffre de la voiture.
Et bien avant le coup d'envoi sous la baguette de Sébastien et des Red Panthers, le chœur de l'armée rouge se chauffait la voix : composé de 36 minibusiens, il s'enrichissait  peu à peu d'individualités diverses, rapidement rouges elles aussi, grâce à Jacques qui rééditait le miracle de la multiplication des maillots, sortis d'un sac apparemment inépuisable.
À ce chœur puissant d'une soixantaine de personnes à la pression vocale montante, Issy tentait d’opposer son propre concerto. Hélas, si les quelques solistes, au micro ou aux trompettes, tenaient vaillamment leur partition, l'orchestre dispersé du public semblait branché sur du courant alternatif. Dans les tribunes, le match était déjà gagné : nos joueuses jouaient à domicile et le refrain du match n'était pas faux : «  ici, ici c'est Besançon. »
Ne restait qu’à jouer le match ! ! !
Tous étendards dehors, il démarrait en fanfares - terrain et tribune – ( 1-4 à la 8e minute) avant de s'enliser dans un solide combat physique où défenses et gardiennes prenaient le dessus (7 -7 à la pause)
Le retour des vestiaires sonnait la révolte des locales qui prenaient 4 buts d'avance (13/9 à la 45e minute). Le chœur rouge continuait inlassablement son soutien, aussi incessant qu’anxieux, avant que ne s’élèvent les cuivres du soulagement : la néo-professionnelle, Pauline, sous les yeux attendris de maman, mettait fin à une disette de 11 minutes.
Renaissait l'espoir : Marine enchaînait les réussites aux jets de 7 m (hormis un manque de bol au lob), Chloé dénichait de superbes ballons qui maintenaient à flot l'équipe visiteuse. Elle revenait à égalité à la 55e minute (16 16), avant de s'achever en intense communion entre rouge du terrain et rouge des tribunes.
Le chapitre des quarts de finale qui s'était ouvert sur un : «  Joyeux anniversaire Président » se refermait sur un : « Joyeux anniversaire Raphaëlle » (un peu anticipé), rare et peut-être unique épanadiplose* de l'histoire du hand
Fête pour les joueuses et Noël avant l'heure pour les supporters.

Attention, le tonnerre pourrait bien frapper à Brest !



*L’épanadiplose narrative est une construction du récit où la même phrase, la même image ouvre et clôt un livre, un chapitre ou un film, un peu comme un écho.
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