Bienvenue sur le site de l'ESBF / Entente Sportive Bisontine Féminine
 
Les actualités

Pâques : des cloches de oufs !

17/04/2017 - 07:26
Ouf ! 19 - 20 !
Ouf ! C’est le seul mot à pouvoir venir sur les lèvres à la fin de ce match « cardiacogène »… La quinzaine de supporters présents a pu être témoin de l’indicible soulagement des joueuses, que ce soit lors de leurs interminables danses sur le parquet, dans l’atmosphère électrique des minibus où chacune refaisait le match et essayait de mettre des mots sur cette espèce de transe qui les avait saisies à partir des dernières minutes de la partie, ou dans le restaurant d’autoroute envahi de leurs rires et chants. Admirable poignée de supporters, aussi tonitruante que les centaines d’autres spectateurs locaux et qui jamais n’a lâché son équipe même dans les pires moments, c’est-à-dire pratiquement tout le match ! L’après-midi, si bien entamée par la chasse aux œufs, Place de Loire, une des plus belles places d’Orléans, sur les bords du fleuve, se terminait aussi bien : Pâques était bien le jour de résurrection pour les Bisontines, pendant que les Fleuryssoises, qui n’avaient plus que leurs œufs pour pleurer, continuaient leur descente aux enfers.

 

Après un premier quart d’heure où les deux équipes se neutralisaient, mais sans que jamais Les Bisontines ne prennent l’avantage, les Loiretaines mettaient la main sur le match et s’envolaient : 13 – 9 à la pause, 15 – 10 à la 40e minute ! Que ce soit à cause de la vista de Julie, la gardienne locale ou de la maladresse des joueuses, butant sur elle, un contre un, après un contre un, ou s’obstinant à lober… la transversale, les attaques restaient stériles. Temps mort posé par Raphaëlle et retour à la vie pour nos couleurs. Et quel retour pour certaines joueuses : sur les 10 buts marqués ensuite, deux le sont par Djeneba. Et par Zazaï, 5 : après une première (et dernière) tentative manquée, du banc – et c’est le signe des équipes soudées – jaillissaient des : « C’est rien. Ça va venir. Recommence. » Et c’est venu : cinq fois, en feu d’artifice, de l’aile, en montée de balle, au jet de 7 m. Oubliée la galère mentale qui la poursuivait depuis Metz. Zazaï « le retour » : coup de cœur du match. A mettre exergue aussi, la bonne seconde mi-temps de Maria à 50% derrière une défense retrouvée, les locales ne réussissant que 6 buts.

Les contempteurs du jeu en surnombre en auraient été ce soir pour leurs frais : c’est bien le jeu à sept contre six, (pari risqué, mettant les nerfs à vif, mais réussi) mis en place à la fin du match qui faisait exploser les locales et permettaient aux cloches de la victoire de se mettre enfin à carillonner.

Aux supporters, pendant le repas, Raphaëlle lançait une boutade dont l’humour n’aurait su masquer le profond soulagement : « On vient, on fait une chasse aux œufs, on gagne, on rentre. »

 

Les Bisontines ont mis un pied, et Dieu sait que certaines joueuses chaussent des pointures impressionnantes, sur la quatrième place. Des calculs d’apothicaire montrent que si Nantes est défait à Metz lors de la derrière journée, quoi qu’il se passe alors sur les autres terrains, Besançon est quatrième, Nantes cinquième et Chambray sixième. Mais là-dessus, Raphaëlle est formelle, il n’est pas question d’attendre un quelconque salut venant de Lorraine : « On doit gagner Nice. »

Rendez-vous vendredi pour ce match capital.
PROCHAIN MATCH
DERNIER RESULTAT
NOUS SUIVRE